Simulateur de droits de succession
Calculez ce que paie chaque héritier : conjoint marié, pacsé ou concubin, enfants (familles recomposées comprises), frères et sœurs, neveux et nièces. Quatre champs suffisent pour un ordre de grandeur ; « Affiner ma situation » ajoute dettes, résidence principale, donations passées, handicap ou Pacte Dutreil. Vous êtes l'enfant du défunt ? Le résultat vous répond directement : votre part, celle de vos frères et sœurs et de votre parent survivant, puis la suite à son décès.
Le résultat est rédigé pour vous : votre part, celle de vos frères et sœurs et celle de votre parent survivant, puis la suite à son décès.
Vous anticipez votre propre succession et vous avez des enfants : l'outil ce que reçoivent mes enfants part de la situation du parent (livrets au nom des enfants, assurance-vie, prêt assuré, enfants mineurs).
Vous anticipez votre propre succession et vous n'avez pas d'enfant : l'outil à qui ira votre patrimoine place côte à côte ce que prévoit la loi et la répartition de votre choix.
Le conjoint marié ou le partenaire pacsé est totalement exonéré de droits de succession (loi TEPA, CGI art. 796-0 bis). Le concubin non pacsé n'est pas héritier légal : sans testament, il n'a droit à rien.
Le partenaire de Pacs n'est pas héritier légal : sans testament, il ne reçoit rien de la succession. Désigné par testament, il est exonéré de droits (CGI art. 796-0 bis) ; en présence d'enfants, le legs ne peut dépasser la quotité disponible (Code civil art. 913), que l'outil lui attribue alors en pleine propriété.
Vous avez un frère ou une sœur : indiquez 2. Enfant unique : 1.
En l'absence d'enfant, chaque parent vivant reçoit un quart de la succession (Code civil art. 738 et 757-1), avec l'abattement de 100 000 € de la ligne directe.
Sans conjoint marié, les frères et sœurs se partagent ce que les parents ne reçoivent pas (Code civil art. 738) ; les enfants d'un frère ou d'une sœur décédé prennent sa place (représentation, art. 752). Avec un conjoint marié, les frères et sœurs n'héritent pas, sauf le droit de retour sur les biens de famille (art. 757-3), non calculé ici.
Simplification : la répartition par moitié entre la branche paternelle et la branche maternelle (« fente », Code civil art. 746 à 749) n'est pas modélisée, l'outil partage à parts égales. Au-delà du 6e degré, la succession revient à l'État.
Total des biens du défunt à leur valeur au jour du décès : immobilier, comptes et placements, véhicule, mobilier, et la valeur d'une éventuelle entreprise ou de titres sous Pacte Dutreil (à préciser plus bas). L'assurance-vie n'en fait pas partie : elle se calcule à part. Parents mariés sans contrat : les biens acquis pendant le mariage appartiennent pour moitié à chacun, seule la moitié du parent décédé entre ici.
Emprunts restant dus, impôts de l'année en cours, factures impayées : déductibles si elles existent au jour du décès et sont justifiées (CGI art. 768).
Sa moitié des biens du couple et ses biens personnels, sans compter ce qu'il reçoit de la succession en cours (l'outil l'ajoute lui-même). Laissez 0 pour ne chiffrer que la succession en cours.
Affiner ma situation
Ces précisions ne sont pas nécessaires pour obtenir un ordre de grandeur. Ouvrez ce volet si la succession comprend des enfants d'une autre union, la résidence principale du défunt, un héritier en situation de handicap, une entreprise, ou si des donations ont déjà été faites.
En présence d'au moins un enfant non commun, le conjoint marié ne peut plus opter pour l'usufruit de la totalité : il reçoit obligatoirement un quart en pleine propriété (Code civil art. 757-1).
Ajouter les prénoms des enfants (facultatif)
Les prénoms rendent le tableau et le PDF plus lisibles. Ils ne sont ni enregistrés ni envoyés, et le lien de partage ne les contient pas.
Déductibles sans justificatif dans la limite de 1 500 € (CGI art. 775). Au-delà, le surplus n'est pas déductible ; l'outil applique automatiquement ce plafond.
Lorsque cette condition d'occupation est remplie, la valeur du logement est réduite de 20 % pour le calcul des droits (CGI art. 764 bis). Laissez 0 si la succession ne comprend pas la résidence principale.
Abattement supplémentaire de 159 325 € pour un héritier dont l'infirmité l'empêche de travailler dans des conditions normales de rentabilité, cumulable avec l'abattement de 100 000 € (CGI art. 779-II). L'outil l'applique aux premiers enfants de la liste.
75 % de ce montant est exonéré de droits (CGI art. 787 B / 787 C). Depuis le 21/02/2026, l'engagement individuel de conservation est de 6 ans (8 ans au total avec l'engagement collectif) : à vérifier avec un professionnel avant toute décision. Le simulateur Pacte Dutreil détaille les conditions et le calcul propre à l'entreprise.
Les trois quarts de ce montant sont exonérés de droits (CGI art. 793), à condition de joindre à la déclaration un certificat de la direction départementale des territoires et de prendre un engagement de gestion durable de trente ans. Pour des parts de groupement forestier, indiquez seulement la fraction de leur valeur qui correspond aux bois et forêts. Conditions et suites de l'engagement : guide hériter d'une forêt.
Ce montant réduit l'abattement encore disponible (CGI art. 784). Simplification de cet outil : la réduction est répartie à parts égales entre les enfants ; en cas de donations inégales entre enfants, un calcul individualisé est nécessaire.
Ce que reçoit un enfant selon le montant hérité
Pour une part reçue par un enfant de son père ou de sa mère, le tableau indique ce que l'enfant conserve, puis les droits de succession dus. Chaque enfant déduit un abattement de 100 000 € (CGI art. 779-I), puis le reste est soumis au barème progressif de la ligne directe (art. 777, tableau I). Hypothèses : aucune donation reçue du même parent dans les quinze ans précédant le décès, pas d'abattement lié au handicap, frais de notaire non déduits. Le lien « Ouvrir » reproduit la ligne dans le simulateur, où la situation peut ensuite être complétée.
| Part reçue | Ce que l'enfant conserve | Droits de succession | Droits rapportés à la part | Calcul |
|---|---|---|---|---|
| 100 000 € | 100 000 € | 0 € | 0,0 % | Ouvrir |
| 150 000 € | 141 806 € | 8 194 € | 5,5 % | Ouvrir |
| 200 000 € | 181 806 € | 18 194 € | 9,1 % | Ouvrir |
| 300 000 € | 261 806 € | 38 194 € | 12,7 % | Ouvrir |
| 500 000 € | 421 806 € | 78 194 € | 15,6 % | Ouvrir |
| 750 000 € | 612 038 € | 137 962 € | 18,4 % | Ouvrir |
| 1 000 000 € | 787 038 € | 212 962 € | 21,3 % | Ouvrir |
| 2 000 000 € | 1 382 606 € | 617 394 € | 30,9 % | Ouvrir |
Jusqu'à 100 000 €, un enfant ne paie aucun droit. Au-delà, chaque euro supplémentaire est taxé à 5 %, 10 % puis 15 % sur les 15 932 premiers euros, à 20 % tant que la part reste inférieure à 652 324 €, puis à 30 %, 40 % et 45 % pour les parts les plus élevées. La colonne « droits rapportés à la part » reste donc toujours inférieure au taux de la dernière tranche atteinte. L'abattement s'apprécie par enfant et par parent : un enfant qui hérite de ses deux parents en bénéficie dans chacune des deux successions.
Ce que devient une part de 100 000 € selon le lien de parenté
À montant égal, le lien avec le défunt change tout : l'abattement et le taux applicables en dépendent. Le tableau suivant compare, pour 100 000 € reçus, ce que conserve l'héritier et les droits qu'il acquitte.
| Héritier | Abattement | Ce qu'il conserve | Droits | Pour le détail |
|---|---|---|---|---|
| Conjoint marié ou partenaire de PACS | Exonéré | 100 000 € | 0 € | Époux, pacsé ou concubin |
| Enfant, ou père et mère | 100 000 € | 100 000 € | 0 € | Tableau ci-dessus |
| Frère ou sœur | 15 932 € | 64 612 € | 35 388 € | Frères et sœurs |
| Neveu ou nièce héritant de son propre chef | 7 967 € | 49 382 € | 50 618 € | Neveu ou nièce |
| Oncle, tante, cousin germain (jusqu'au 4e degré) | 1 594 € | 45 877 € | 54 123 € | Ouvrir le calcul |
| Parent au-delà du 4e degré, concubin, personne sans lien de parenté | 1 594 € | 40 956 € | 59 044 € | Époux, pacsé ou concubin |
Le conjoint marié et le partenaire de PACS sont exonérés sans plafond (CGI art. 796-0 bis) ; le partenaire de PACS et le concubin ne sont toutefois pas héritiers au sens de la loi et ne reçoivent que ce qu'un testament leur attribue. Le frère ou la sœur est taxé à 35 % jusqu'à 24 430 € de part taxable, puis à 45 % (art. 777, tableau III) ; il est exonéré s'il remplit les conditions de l'article 796-0 ter (vie commune avec le défunt pendant les cinq années précédant le décès, notamment), que le simulateur ne calcule pas. Un neveu ou une nièce qui vient à la place d'un frère ou d'une sœur décédé suit en principe le barème des frères et sœurs et partage l'abattement de 15 932 € : le guide consacré aux neveux et nièces distingue les deux cas. Les petits-enfants sont traités dans le guide petits-enfants et héritage. L'abattement de 1 594 € s'applique à défaut de tout autre abattement (art. 788-IV).
Trois situations, calcul pas à pas
Les trois exemples suivants reprennent des situations familiales courantes. Les montants sont arrondis à l'euro ; les droits sont calculés sans frais funéraires ni dettes, pour que chaque étape reste lisible.
1. Un couple marié, deux enfants, le conjoint garde l'usufruit
Les biens du défunt (sa part des biens du couple et ses biens personnels) représentent 400 000 €, sans dette. Le conjoint survivant, âgé de 65 ans, choisit l'usufruit de la totalité de la succession (Code civil art. 757).
- À 65 ans, l'usufruit vaut 40 % de la valeur des biens et la nue-propriété 60 % (CGI art. 669). Le conjoint reçoit un usufruit évalué à 160 000 €, sans droits (art. 796-0 bis).
- Les deux enfants se partagent la nue-propriété, soit 240 000 € : 120 000 € chacun.
- Chaque enfant déduit son abattement de 100 000 € : 20 000 € restent taxables.
- Barème : 403,60 € (5 % jusqu'à 8 072 €) + 403,70 € (10 % de 8 072 € à 12 109 €) + 573,45 € (15 % de 12 109 € à 15 932 €) + 813,60 € (20 % des 4 068 € restants) = 2 194 € de droits par enfant.
- Chaque enfant conserve 117 806 € en nue-propriété. Au décès du parent survivant, l'usufruit s'éteint sans nouveaux droits sur ces biens (CGI art. 1133). Le paiement des droits de la nue-propriété peut être différé jusqu'à ce moment.
Ouvrir ce calcul dans le simulateur (en choisissant « L'enfant du défunt » en haut de l'outil, la suite au décès du second parent est également chiffrée).
2. Un parent sans conjoint survivant, trois enfants
Les biens du défunt représentent 900 000 €, sans dette, partagés à parts égales entre trois enfants : 300 000 € chacun.
- Après l'abattement de 100 000 €, 200 000 € restent taxables pour chaque enfant.
- Barème : 1 380,75 € pour les trois premières tranches (jusqu'à 15 932 €), puis 20 % des 184 068 € suivants, soit 36 813,60 €. Total : 38 194 € de droits par enfant, 12,7 % de sa part.
- Chaque enfant conserve 261 806 €.
Si l'un des enfants avait reçu de ce parent une donation de 50 000 € dans les quinze ans précédant le décès, son abattement disponible ne serait plus que de 50 000 € (art. 784) : sa part taxable passerait à 250 000 € et ses droits augmenteraient de 10 000 €, toujours dans la tranche à 20 %. Ouvrir ce calcul dans le simulateur. Le volet « Affiner ma situation » permet d'indiquer des donations antérieures, mais l'outil répartit leur effet à parts égales entre les enfants : une donation faite à un seul enfant demande un calcul propre à cet enfant, comme ci-dessus.
3. Une personne sans enfant ni conjoint, dont la sœur hérite
Les parents du défunt sont décédés avant lui ; sa sœur est son unique héritière et reçoit 150 000 €.
- Abattement des frères et sœurs : 15 932 € (CGI art. 779-IV). Part taxable : 134 068 €.
- Barème : 24 430 € à 35 % (8 550,50 €), puis 109 638 € à 45 % (49 337,10 €). Total : 57 888 € de droits, 38,6 % de la part.
- La sœur conserve 92 112 €. Le même montant reçu par un enfant aurait donné lieu à 8 194 € de droits.
Si la sœur avait plus de 50 ans (ou une infirmité), était célibataire, veuve, divorcée ou séparée et vivait avec le défunt depuis au moins cinq ans, elle serait exonérée (art. 796-0 ter) : ce cas n'est pas calculé par l'outil. Ouvrir ce calcul dans le simulateur.
Comment le simulateur calcule, en cinq étapes
- L'actif brut : la valeur de tous les biens du défunt au jour du décès. L'assurance-vie n'en fait pas partie et suit ses propres règles (simulateur assurance-vie).
- L'actif net taxable : l'actif brut, diminué des dettes justifiées existant au jour du décès (CGI art. 768), des frais funéraires dans la limite de 1 500 € (art. 775) et, sous conditions, de 20 % de la valeur de la résidence principale (art. 764 bis).
- La part de chaque héritier : l'ordre légal des héritiers (outil qui hérite ?), le choix du conjoint entre usufruit et quart en pleine propriété, et la valeur de l'usufruit selon l'âge de l'usufruitier (art. 669).
- L'abattement personnel, qui dépend du lien avec le défunt (art. 779 et 788-IV), diminué des donations reçues du défunt dans les quinze années précédentes (art. 784).
- Le barème par tranches (art. 777), appliqué à ce qui dépasse l'abattement. Le barème en ligne directe compte sept tranches ; le tableau donne les droits cumulés atteints à la fin de chacune.
| Part taxable après abattement (enfant, parent) | Taux | Droits cumulés en fin de tranche |
|---|---|---|
| jusqu'à 8 072 € | 5 % | 403,60 € |
| de 8 072 € à 12 109 € | 10 % | 807,30 € |
| de 12 109 € à 15 932 € | 15 % | 1 380,75 € |
| de 15 932 € à 552 324 € | 20 % | 108 659,15 € |
| de 552 324 € à 902 838 € | 30 % | 213 813,35 € |
| de 902 838 € à 1 805 677 € | 40 % | 574 948,95 € |
| au-delà de 1 805 677 € | 45 % | 574 948,95 € + 45 % de ce qui dépasse 1 805 677 € |
Le résultat affiche d'abord ce que reçoit chaque héritier, net de droits, puis les droits eux-mêmes et le détail par tranche. Ces montants sont ceux de 2026 ; le projet de loi de finances pour 2027 est suivi, étape par étape, sur la page loi de finances 2027 : succession et donation. Pour tous les abattements dans un seul tableau, voir le barème et les abattements 2026.
Pour situer ces droits dans le calendrier de la succession, l'outil Mon dossier de succession établit, à partir de la date du décès et de la situation familiale, un échéancier daté des démarches (dont la déclaration et le paiement dans les six mois), la part et les droits de chacun, et la liste des documents à réunir.
Ce que cet outil ne calcule pas
Ce simulateur couvre une succession avec conjoint (marié, pacsé ou concubin) et/ou enfants, et, sans enfant, la dévolution aux parents, frères et sœurs, neveux et nièces par représentation, grands-parents ou collatéraux jusqu'au 6e degré. Il ne modélise pas la représentation d'un enfant prédécédé par des petits-enfants, la fente entre branches paternelle et maternelle, le droit de retour des frères et sœurs (Code civil art. 757-3), ni l'exonération des frères et sœurs vivant sous le même toit (CGI art. 796-0 ter). Les règles propres aux frères et sœurs, aux neveux et nièces et aux successions sans héritier proche sont détaillées dans trois guides. Pour savoir d'abord qui hérite et pour quelle part, l'outil qui hérite et à quelle part applique l'ordre légal des héritiers et renvoie ici avec la situation pré-remplie. Il suppose une succession sans contrat de mariage modifiant les règles légales et sans testament réduisant ou augmentant les parts légales (pour un partenaire pacsé, qui n'est pas héritier légal, l'outil suppose un testament lui attribuant la part d'un conjoint marié). Les exonérations particulières prévues par l'article 796 du Code général des impôts, liées à la qualité du défunt, ne sont pas appliquées : le notaire vérifie si l'une d'elles concerne la succession (BOFiP BOI-ENR-DMTG-10-20-10). Pour des bois et forêts ou des parts de groupement forestier, l'outil retire de la base les trois quarts de la valeur indiquée (CGI art. 793) sans vérifier les conditions de cette exonération, décrites dans le guide hériter d'une forêt ; il ne ventile pas la valeur des parts entre les bois et les autres biens du groupement, et ne traite ni les biens ruraux loués par bail à long terme ni les parts de groupement foncier agricole (art. 793 bis). Un concubin légataire en présence d'enfants (calcul de quotité disponible), une indivision conflictuelle ou une succession internationale ne sont pas couverts : consultez un notaire pour ces situations. Ce que chaque simulateur du site prend en compte est résumé dans un tableau sur la page des simulateurs.
Questions fréquentes sur le calcul des droits de succession
Qui paie vraiment des droits de succession ?
Le conjoint marié et le partenaire de Pacs n'en paient pas (CGI art. 796-0 bis). Un enfant n'en paie que sur ce qu'il reçoit de chaque parent au-delà de 100 000 €, abattement diminué des donations reçues de ce parent depuis moins de quinze ans (CGI art. 779 et 784). Les frères et sœurs, neveux et nièces et les personnes sans lien de parenté ont des abattements faibles et des taux de 35 % à 60 % (art. 777 et 779) : selon le Conseil d'analyse économique, les transmissions hors ligne directe représentent moins de 10 % du capital transmis mais plus de la moitié des droits perçus (note n° 69, décembre 2021). Aucune statistique officielle récente ne donne la part des successions taxées : la même note relève que l'administration ne publie plus de données exploitables depuis l'enquête de 2006. Pour une situation donnée, le simulateur ci-dessus calcule les droits de chaque héritier.
Comment sont calculés les droits de succession d'un enfant ?
Chaque enfant déduit d'abord un abattement de 100 000 € de la part qu'il reçoit (CGI art. 779-I). Le solde est ensuite taxé selon un barème progressif par tranches : 5 % jusqu'à 8 072 €, 10 % jusqu'à 12 109 €, 15 % jusqu'à 15 932 €, 20 % jusqu'à 552 324 €, 30 % jusqu'à 902 838 €, 40 % jusqu'à 1 805 677 €, puis 45 % au-delà (CGI art. 777, tableau I). L'abattement s'apprécie par enfant et par parent défunt, non par foyer.
Quels frais de succession entre parents et enfants ?
L'expression « frais de succession » recouvre deux montants distincts. Les droits de succession sont l'impôt dû à l'État : chaque enfant déduit un abattement de 100 000 € de la part reçue de son père ou de sa mère (CGI art. 779-I), puis le solde est taxé selon le barème en ligne directe, de 5 % à 45 % par tranches (art. 777, tableau I) ; l'abattement vaut pour chaque parent, si bien qu'un enfant qui hérite successivement de ses deux parents en bénéficie deux fois. Les frais de notaire rémunèrent les actes (acte de notoriété, déclaration de succession, attestation de propriété immobilière lorsqu'un bien immobilier est transmis) et comprennent des débours et des taxes : ils sont dus dès qu'un notaire intervient, même lorsqu'aucun droit de succession n'est à payer. Ce simulateur affiche les deux montants pour chaque enfant ; le détail figure sur la page barème et abattements et dans le simulateur de frais de notaire.
Le conjoint survivant, ou le concubin, paie-t-il des droits de succession ?
Non. Le conjoint marié et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession, sans plafond (loi TEPA du 21 août 2007, CGI art. 796-0 bis). Le concubin non pacsé ne bénéficie pas de cette exonération : s'il est désigné par testament, sa part est taxée à 60 % après un abattement de 1 594 € (CGI art. 788-IV).
Une donation reçue il y a moins de 15 ans change-t-elle le calcul ?
Oui. Les abattements se renouvellent tous les 15 ans entre les mêmes personnes (CGI art. 784). Une donation reçue par un héritier moins de 15 ans avant le décès vient réduire l'abattement encore disponible au moment de la succession. La donation elle-même n'est pas retaxée si les droits ont déjà été acquittés : c'est l'abattement futur qui est entamé.
Que change la présence d'un enfant né d'une autre union ?
Dès qu'il existe au moins un enfant non commun, le conjoint marié ne peut plus opter pour l'usufruit de la totalité de la succession : il reçoit obligatoirement un quart en pleine propriété (Code civil art. 757-1). Les enfants, communs et non communs, se partagent ensuite les trois quarts restants et disposent chacun de leur propre abattement de 100 000 € vis-à-vis du défunt, sans distinction entre eux.
Ce montant inclut-il les frais de notaire ?
Les droits de succession affichés sont l'impôt dû à l'État, et ils n'incluent pas les frais de notaire. Le résultat ajoute toutefois, sous le montant reçu par héritier, une estimation de ces frais, sur l'hypothèse d'un acte de notoriété et d'une déclaration de succession, plus l'attestation de propriété immobilière et la contribution de sécurité immobilière lorsqu'une résidence principale est renseignée. L'inventaire et l'acte de partage, facultatifs, n'y sont pas comptés, et les débours restent une fourchette. Le simulateur de frais de notaire détaille chaque acte et permet d'ajouter d'autres biens immobiliers que la résidence principale.
Comment est valorisée la nue-propriété reçue par les enfants ?
Quand le conjoint survivant conserve l'usufruit, les enfants reçoivent la nue-propriété, dont la valeur fiscale dépend de l'âge de l'usufruitier au jour du décès selon le barème de l'article 669 du CGI. Entre 61 et 70 ans par exemple, l'usufruit vaut 40 % et la nue-propriété 60 % de la valeur en pleine propriété. Le calculateur d'usufruit et de nue-propriété détaille l'ensemble des tranches.
Quelles dettes et quels abattements réduisent l'actif avant le calcul ?
Les dettes du défunt existant au jour du décès et justifiées (emprunts, impôts, factures) sont déduites (CGI art. 768), ainsi que les frais funéraires dans la limite forfaitaire de 1 500 € (art. 775). La résidence principale du défunt est retenue pour 80 % de sa valeur si elle est aussi, au jour du décès, celle du conjoint survivant, du partenaire pacsé ou d'un enfant mineur ou majeur protégé (art. 764 bis). Un héritier dont l'infirmité l'empêche de travailler dans des conditions normales bénéficie d'un abattement supplémentaire de 159 325 € (art. 779-II), cumulable avec ses 100 000 €.
Qui hérite quand le défunt n'a pas d'enfant ?
Sans testament, la loi appelle d'abord les père et mère et les frères et sœurs du défunt (Code civil art. 738) : chaque parent vivant reçoit un quart, les frères et sœurs se partagent le reste, les enfants d'un frère ou d'une sœur décédé prenant sa place. S'il existe un conjoint marié, il reçoit la moitié avec les deux parents, les trois quarts avec un seul, la totalité sans parents (art. 757-1) et les frères et sœurs sont écartés. À défaut de tous ces héritiers viennent les grands-parents, puis les oncles, tantes et cousins jusqu'au 6e degré.
Quels droits paient un frère, une sœur, un neveu ou une nièce ?
Un frère ou une sœur bénéficie d'un abattement de 15 932 €, puis d'un taux de 35 % jusqu'à 24 430 € et de 45 % au-delà (CGI art. 779-IV et 777). Un neveu ou une nièce qui hérite de son propre chef a un abattement de 7 967 € et un taux de 55 % ; s'il vient par représentation d'un parent décédé, en présence d'au moins une autre souche, il partage l'abattement de 15 932 € et suit le barème des frères et sœurs. Un frère ou une sœur célibataire, veuf, divorcé ou séparé, âgé de plus de 50 ans ou infirme, et ayant vécu avec le défunt pendant les cinq années précédant le décès, est totalement exonéré (art. 796-0 ter) : cette exonération n'est pas calculée par l'outil.
Que reste-t-il aux enfants quand leurs deux parents décèdent ?
Au décès du premier parent, si l'autre parent est marié et garde l'usufruit, les enfants reçoivent la nue-propriété et paient des droits sur cette seule valeur (barème CGI art. 669), avec un abattement de 100 000 € chacun ; ce paiement peut être différé jusqu'à la fin de l'usufruit. Au décès du second parent, l'usufruit s'éteint sans nouveaux droits (CGI art. 1133) : les enfants récupèrent la pleine propriété des biens du premier parent. La succession du second parent est ensuite taxée à part, avec un nouvel abattement de 100 000 € par enfant, puisque l'abattement s'apprécie par parent. Si le conjoint a choisi un quart en pleine propriété, ce quart entre dans sa propre succession. Si les deux parents décèdent dans un même événement sans que l'ordre des décès puisse être établi, aucun n'hérite de l'autre et chaque succession va directement aux enfants (Code civil art. 725-1). Choisissez « L'enfant du défunt » en haut du simulateur pour chiffrer les deux étapes.
Pages liées. Avant le partage, deux guides : frais d'obsèques : qui paie ? et comptes bancaires du défunt. Si un bien reçu est ensuite vendu : plus-value d'un bien hérité. Pour une transmission faite du vivant : simulateur de droits de donation.