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Mes successions
Barèmes vérifiés le 04/10/2026 · Mis à jour le 07/10/2026

Si je décède : ce que reçoivent mes enfants

Cet outil s'adresse au parent qui veut savoir ce que recevrait chacun de ses enfants, à situation inchangée : ce qui est déjà à son nom, ce qu'il recevrait en dehors de la succession, et sa part de succession une fois les droits et les frais déduits. Il indique ensuite qui gérerait la part d'un enfant mineur et les démarches qui reviendraient aux proches. Le calcul applique les règles de 2026, sans testament ni donation antérieure.

Calcul effectué dans votre navigateur Aucun email requis Gratuit, sans compte Résultat immédiat, PDF inclus

1. Ma situation

« Sans conjoint ni partenaire » : parent célibataire, divorcé, veuf, ou séparé d'un partenaire de Pacs ou d'un concubin. Un parent séparé de son époux sans être divorcé choisit « Marié ».

Le conjoint marié choisit entre ces deux options lorsque tous les enfants sont communs ; en présence d'un enfant d'une autre union, il reçoit le quart en pleine propriété (Code civil art. 757).

Il détermine la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété (CGI art. 669).

2. Ce que je possède

Pour chaque ligne, indiquez la valeur du bien entier, puis votre part : 100 % pour un bien qui n'appartient qu'à vous, 50 % pour un bien commun ou acheté à deux par moitié. Les biens de votre conjoint, partenaire ou concubin ne sont pas à inscrire.

Dans ce cas, un abattement de 20 % s'applique à sa valeur pour le calcul des droits (CGI art. 764 bis). L'occupation par un concubin seul n'y ouvre pas droit.

Hors assurance-vie (bloc 4) et hors comptes ouverts au nom des enfants (bloc 3).

La quotité figure dans le contrat d'assurance du prêt : c'est la part du capital restant dû que l'assureur rembourserait au prêteur. Indiquez 0 si le prêt n'est pas assuré.

Crédit à la consommation, impôts dus, autres emprunts non assurés.

3. Ce qui est déjà au nom de mes enfants

Ces sommes appartiennent déjà à l'enfant : elles ne font pas partie de votre succession. Si les montants diffèrent d'un enfant à l'autre, indiquez une moyenne.

4. Mes contrats d'assurance-vie

Primes versées avant vos 70 ans. Pour des primes versées après 70 ans, voir le simulateur d'assurance-vie.

Sans bénéficiaire désigné, le capital fait partie de la succession (code des assurances, art. L132-11).

5. Ce qui est déjà signé

Ces cases ne modifient pas les montants : le résultat indique ce que chaque acte change, sans le chiffrer. Aucun nom d'établissement ni numéro de contrat n'est demandé.

Trois origines, trois régimes

Ce qu'un enfant reçoit au décès d'un parent ne vient pas d'une seule source, et chaque source suit ses propres règles.

Le simulateur de droits de succession donne le détail par tranche ; le simulateur d'assurance-vie traite les primes versées après 70 ans.

Le prêt immobilier et son assurance

Un prêt immobilier est le plus souvent accompagné d'une assurance décès. Au décès de l'emprunteur assuré, l'assureur verse au prêteur le capital restant dû, à hauteur de la garantie souscrite ; la quotité exprime cette garantie en pourcentage du prêt. Pour le calcul des droits de succession, l'administration ne retient alors ni le capital versé par l'assureur ni la dette garantie (BOFiP, BOI-ENR-DMTG-10-40-20-10, § 360). La part du prêt qui n'est pas couverte reste une dette de la succession, déductible de l'actif lorsqu'elle est justifiée (CGI art. 768) ; une dette contractée solidairement à deux n'est retenue que pour la part du défunt (même BOFiP, § 110).

L'outil retient, comme dette de la succession, le capital restant dû multiplié par l'écart entre votre part du prêt et la quotité assurée sur votre tête. Avec un prêt à deux par moitié et une quotité de 50 % sur chaque tête, cette dette est nulle. La répartition exacte du solde entre co-emprunteurs dépend du contrat de prêt et, pour des époux, du régime matrimonial : elle est à vérifier auprès du prêteur et du notaire.

Marié, pacsé, en concubinage : ce que reçoit l'autre parent

SituationPart dans la succession, sans testamentLogementDroits de succession
Conjoint marié, enfants tous communsAu choix : usufruit de la totalité ou quart en pleine propriété (Code civil art. 757)Un an de jouissance gratuite, puis droit d'habitation viager (art. 763 et 764)Exonéré (CGI art. 796-0 bis)
Conjoint marié, au moins un enfant d'une autre unionQuart en pleine propriété (art. 757)Un an de jouissance gratuite, puis droit d'habitation viagerExonéré
Partenaire de PacsAucune : il n'est pas héritierUn an de jouissance gratuite (art. 515-6), sauf testament contraireExonéré sur ce qu'un testament lui attribue
ConcubinAucune : il n'est pas héritierAucun droit prévu par la loi60 % après 1 594 € sur ce qu'un testament lui attribue

En l'absence de conjoint marié, les enfants reçoivent toute la succession, à parts égales. Les règles propres à chaque forme d'union sont détaillées dans le guide époux, pacsé ou concubin, et celles des enfants nés d'unions différentes dans le guide familles recomposées.

Qui gère la part d'un enfant mineur

Jusqu'à ses dix-huit ans, l'enfant est représenté par son administrateur légal : son autre parent, s'il exerce l'autorité parentale, que les parents aient vécu ensemble ou non (Code civil art. 373-1 et 382). Ce parent gère la part de l'enfant ; la vente d'un bien immobilier de l'enfant, l'acceptation pure et simple de la succession et la renonciation demandent l'autorisation préalable du juge des tutelles (art. 387-1). Si aucun parent n'exerce l'autorité parentale, une tutelle est ouverte, avec un conseil de famille et un tuteur (art. 390) ; le dernier parent vivant peut avoir désigné ce tuteur par testament ou par déclaration devant notaire (art. 403). Un bien peut aussi être donné ou légué à l'enfant à la condition d'être administré par un tiers (art. 384).

Ces règles sont décrites pas à pas dans le guide enfant mineur héritier : qui gère sa part, quand le juge intervient.

Deux exemples chiffrés

Un couple marié, deux enfants mineurs, un logement acheté à deux

Le logement vaut 300 000 € et appartient pour moitié à chacun des époux ; l'épargne commune est de 40 000 € ; il reste 180 000 € à rembourser sur le prêt, assuré à 100 % sur la tête de chaque emprunteur. Chaque enfant a 5 000 € sur un livret à son nom, et les deux enfants sont bénéficiaires d'une assurance-vie de 30 000 €. Le conjoint, âgé de 38 ans, garde l'usufruit.

Ouvrir ce calcul dans l'outil.

Un parent sans conjoint, un enfant mineur

Le logement, qui appartient au parent seul et où vit l'enfant, vaut 250 000 € ; l'épargne est de 30 000 € ; le prêt de 120 000 € est assuré à 100 %. L'enfant est bénéficiaire d'une assurance-vie de 50 000 €.

Ouvrir ce calcul dans l'outil.

Ce que change chaque acte

Ce que cet outil ne calcule pas

Cet outil applique la répartition prévue par la loi en l'absence de testament. Il ne tient pas compte d'un testament ni d'une donation entre époux, des donations faites depuis moins de quinze ans (y compris les versements sur un livret au nom d'un enfant, hors présents d'usage), des primes d'assurance-vie versées après 70 ans, de l'abattement prévu pour un héritier handicapé, ni de la représentation d'un enfant décédé par ses propres enfants. Il ne modélise pas le contrat de mariage ni les comptes entre époux : pour un bien commun, seule la moitié du parent est à inscrire. Les parts de société, l'entreprise, le plan d'épargne retraite et les biens situés à l'étranger sont hors calcul.

Le capital décès, la pension de réversion, l'allocation de soutien familial et les garanties de prévoyance dépendent de la situation professionnelle et du contrat de chacun : l'outil les cite avec le lien de la fiche officielle, sans en estimer le montant. Les exonérations particulières de droits de succession prévues à l'article 796 du CGI relèvent du notaire. Les frais de notaire sont une estimation (acte de notoriété, déclaration de succession, attestation de propriété immobilière, débours en fourchette) ; l'acte de partage n'y est pas compris. Le résultat est une estimation indicative : il ne remplace ni le conseil ni l'acte d'un notaire.

Questions fréquentes

Mes enfants paieraient-ils des droits de succession ?

Chaque enfant dispose d'un abattement de 100 000 € sur ce qu'il reçoit de chacun de ses parents (CGI art. 779) ; au-delà, le barème va de 5 % à 45 % par tranches (art. 777). Lorsque le conjoint marié garde l'usufruit, les enfants sont imposés sur la seule valeur de la nue-propriété, fixée selon l'âge du conjoint (art. 669). Le capital d'une assurance-vie alimentée avant 70 ans suit un régime distinct, avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire (art. 990 I).

Mon partenaire de Pacs ou mon concubin hérite-t-il si nous avons des enfants ?

Non, sans testament : le partenaire de Pacs et le concubin ne sont pas héritiers, et les enfants reçoivent toute la succession. Le partenaire de Pacs dispose de la jouissance gratuite du logement pendant un an (Code civil art. 515-6). Un testament peut attribuer au partenaire ou au concubin la quotité disponible, soit la moitié des biens avec un enfant, le tiers avec deux, le quart avec trois ou plus (art. 913).

Que devient le prêt immobilier ?

Si le prêt est couvert par une assurance décès, l'assureur verse au prêteur le capital restant dû, à hauteur de la garantie souscrite (service-public, fiche F21128). Pour le calcul des droits de succession, ni le capital versé par l'assureur ni la dette garantie ne sont alors retenus (BOFiP, BOI-ENR-DMTG-10-40-20-10, § 360). La part du prêt qui n'est pas couverte reste une dette de la succession, déductible de l'actif (CGI art. 768).

Les livrets ouverts au nom de mes enfants font-ils partie de ma succession ?

Non : un compte ou un livret ouvert au nom de l'enfant a l'enfant pour titulaire, et son solde ne figure pas parmi les biens du parent. Les sommes versées par le parent sont en revanche des dons : hors présents d'usage, les donations de moins de quinze ans sont ajoutées à la part de l'enfant pour le calcul des droits (CGI art. 784). L'outil ne fait pas ce rappel.

L'assurance-vie fait-elle partie de la succession ?

Non lorsque le contrat désigne un bénéficiaire : le capital lui est versé en dehors de la succession (code des assurances, art. L132-12). Oui lorsque le contrat ne désigne aucun bénéficiaire : le capital fait alors partie de la succession (art. L132-11). L'outil compte le premier dans ce que l'enfant reçoit hors succession et le second dans l'actif de la succession.

Qui gère ce que reçoit un enfant mineur ?

Son autre parent, s'il exerce l'autorité parentale : il est seul administrateur légal des biens de l'enfant, que les parents aient vécu ensemble ou non (Code civil art. 373-1 et 382). Certains actes demandent l'autorisation du juge des tutelles (art. 387-1). Si aucun parent n'exerce l'autorité parentale, une tutelle est ouverte (art. 390) ; le tuteur peut avoir été désigné par le dernier parent vivant, par testament ou par déclaration devant notaire (art. 403).

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Barèmes vérifiés le 04/10/2026. Textes consolidés lus sur Légifrance le 04/10/2026 : Code civil art. 373-1, 382, 384, 387-1, 390, 403, 515-6, 757, 763, 764, 913, 1094-1 ; code des assurances art. L132-11, L132-12, L132-13 ; CGI art. 764 bis, 768, 784. BOFiP lu le 04/10/2026 : BOI-ENR-DMTG-10-40-20-10 (version du 30/10/2014), § 110 et 360. Recoupement sur service-public.gouv.fr : fiche F21128 (assurance emprunteur, vérifiée le 02/05/2024) ; fiche F1621 (décès du partenaire de Pacs, vérifiée le 16/06/2026) ; fiche F904 (union libre, vérifiée le 27/04/2026) ; fiche F3005 (capital décès, vérifiée le 01/04/2026) ; fiche F13104 (pension de réversion, vérifiée le 01/01/2026) ; fiche F33646 (allocation de soutien familial, vérifiée le 01/04/2026) ; fiche F38890 (pension d'orphelin, vérifiée le 01/01/2026). Barème des droits, usufruit, assurance-vie et frais de notaire : mêmes sources que les simulateurs correspondants (sources et méthodologie). Points reposant sur une lecture du site : l'imputation du capital versé par l'assureur sur la part de prêt du parent (hypothèse de calcul, signalée dans le résultat) ; l'absence des comptes ouverts au nom de l'enfant dans la succession du parent (aucune fiche officielle ne l'énonce en ces termes).

Pages liées. Le guide enfant mineur héritier ; pour le règlement d'une succession ouverte, mon dossier de succession ; pour comparer une transmission de son vivant, donner ou transmettre au décès. Sans enfant, la répartition obéit à d'autres règles : voir l'outil sans enfant : à qui ira votre patrimoine.

Rédigé et vérifié par Nathan Penin, éditeur de messuccessions.fr. Règles et barèmes recoupés sur au moins deux sources officielles, sauf mention contraire (sources et méthodologie) · page mise à jour le 07/10/2026.