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Simulateur de droits de succession

Calculez ce que paie chaque héritier : conjoint marié, pacsé ou concubin, enfants (familles recomposées comprises), frères et sœurs, neveux et nièces. Quatre champs suffisent pour un ordre de grandeur ; « Affiner ma situation » ajoute dettes, résidence principale, donations passées, handicap ou Pacte Dutreil. Vous êtes l'enfant du défunt ? Le résultat vous répond directement : votre part, celle de vos frères et sœurs et de votre parent survivant, puis la suite à son décès.

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Le résultat est rédigé pour vous : votre part, celle de vos frères et sœurs et celle de votre parent survivant, puis la suite à son décès.

Le conjoint marié ou le partenaire pacsé est totalement exonéré de droits de succession (loi TEPA, CGI art. 796-0 bis). Le concubin non pacsé n'est pas héritier légal : sans testament, il n'a droit à rien.

Total des biens du défunt à leur valeur au jour du décès : immobilier, comptes et placements, véhicule, mobilier, et la valeur d'une éventuelle entreprise ou de titres sous Pacte Dutreil (à préciser plus bas). L'assurance-vie n'en fait pas partie : elle se calcule à part.

Emprunts restant dus, impôts de l'année en cours, factures impayées : déductibles si elles existent au jour du décès et sont justifiées (CGI art. 768).

Affiner ma situation

Ces précisions ne sont pas nécessaires pour obtenir un ordre de grandeur. Ouvrez ce volet si la succession comprend des enfants d'une autre union, la résidence principale du défunt, un héritier en situation de handicap, une entreprise, ou si des donations ont déjà été faites.

En présence d'au moins un enfant non commun, le conjoint marié ne peut plus opter pour l'usufruit de la totalité : il reçoit obligatoirement un quart en pleine propriété (Code civil art. 757-1).

Déductibles sans justificatif dans la limite de 1 500 € (CGI art. 775). Au-delà, le surplus n'est pas déductible ; l'outil applique automatiquement ce plafond.

Lorsque cette condition d'occupation est remplie, la valeur du logement est réduite de 20 % pour le calcul des droits (CGI art. 764 bis). Laissez 0 si la succession ne comprend pas la résidence principale.

Abattement supplémentaire de 159 325 € pour un héritier dont l'infirmité l'empêche de travailler dans des conditions normales de rentabilité, cumulable avec l'abattement de 100 000 € (CGI art. 779-II). L'outil l'applique aux premiers enfants de la liste.

Ce montant réduit l'abattement encore disponible (CGI art. 784). Simplification de cet outil : la réduction est répartie à parts égales entre les enfants ; en cas de donations inégales entre enfants, un calcul individualisé est nécessaire.

Questions fréquentes sur le calcul des droits de succession

Comment sont calculés les droits de succession d'un enfant ?

Chaque enfant déduit d'abord un abattement de 100 000 € de la part qu'il reçoit (CGI art. 779-I). Le solde est ensuite taxé selon un barème progressif par tranches : 5 % jusqu'à 8 072 €, 10 % jusqu'à 12 109 €, 15 % jusqu'à 15 932 €, 20 % jusqu'à 552 324 €, 30 % jusqu'à 902 838 €, 40 % jusqu'à 1 805 677 €, puis 45 % au-delà (CGI art. 777, tableau I). L'abattement s'apprécie par enfant et par parent défunt, non par foyer.

Le conjoint survivant, ou le concubin, paie-t-il des droits de succession ?

Non. Le conjoint marié et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession, sans plafond (loi TEPA du 22 août 2007, CGI art. 796-0 bis). Le concubin non pacsé ne bénéficie pas de cette exonération : s'il est désigné par testament, sa part est taxée à 60 % après un abattement de 1 594 € (CGI art. 788-IV).

Une donation reçue il y a moins de 15 ans change-t-elle le calcul ?

Oui. Les abattements se renouvellent tous les 15 ans entre les mêmes personnes (CGI art. 784). Une donation reçue par un héritier moins de 15 ans avant le décès vient réduire l'abattement encore disponible au moment de la succession. La donation elle-même n'est pas retaxée si les droits ont déjà été acquittés : c'est l'abattement futur qui est entamé.

Que change la présence d'un enfant né d'une autre union ?

Dès qu'il existe au moins un enfant non commun, le conjoint marié ne peut plus opter pour l'usufruit de la totalité de la succession : il reçoit obligatoirement un quart en pleine propriété (Code civil art. 757-1). Les enfants, communs et non communs, se partagent ensuite les trois quarts restants et disposent chacun de leur propre abattement de 100 000 € vis-à-vis du défunt, sans distinction entre eux.

Ce montant inclut-il les frais de notaire ?

Les droits de succession affichés sont l'impôt dû à l'État, et ils n'incluent pas les frais de notaire. Le résultat ajoute toutefois, sous le montant reçu par héritier, une estimation de ces frais, sur l'hypothèse d'un acte de notoriété et d'une déclaration de succession, plus l'attestation de propriété immobilière et la contribution de sécurité immobilière lorsqu'une résidence principale est renseignée. L'inventaire et l'acte de partage, facultatifs, n'y sont pas comptés, et les débours restent une fourchette. Le simulateur de frais de notaire détaille chaque acte et permet d'ajouter d'autres biens immobiliers que la résidence principale.

Comment est valorisée la nue-propriété reçue par les enfants ?

Quand le conjoint survivant conserve l'usufruit, les enfants reçoivent la nue-propriété, dont la valeur fiscale dépend de l'âge de l'usufruitier au jour du décès selon le barème de l'article 669 du CGI. Entre 61 et 70 ans par exemple, l'usufruit vaut 40 % et la nue-propriété 60 % de la valeur en pleine propriété. Le calculateur d'usufruit et de nue-propriété détaille l'ensemble des tranches.

Quelles dettes et quels abattements réduisent l'actif avant le calcul ?

Les dettes du défunt existant au jour du décès et justifiées (emprunts, impôts, factures) sont déduites (CGI art. 768), ainsi que les frais funéraires dans la limite forfaitaire de 1 500 € (art. 775). La résidence principale du défunt est retenue pour 80 % de sa valeur si elle est aussi, au jour du décès, celle du conjoint survivant, du partenaire pacsé ou d'un enfant mineur ou majeur protégé (art. 764 bis). Un héritier dont l'infirmité l'empêche de travailler dans des conditions normales bénéficie d'un abattement supplémentaire de 159 325 € (art. 779-II), cumulable avec ses 100 000 €.

Qui hérite quand le défunt n'a pas d'enfant ?

Sans testament, la loi appelle d'abord les père et mère et les frères et sœurs du défunt (Code civil art. 738) : chaque parent vivant reçoit un quart, les frères et sœurs se partagent le reste, les enfants d'un frère ou d'une sœur décédé prenant sa place. S'il existe un conjoint marié, il reçoit la moitié avec les deux parents, les trois quarts avec un seul, la totalité sans parents (art. 757-1) et les frères et sœurs sont écartés. À défaut de tous ces héritiers viennent les grands-parents, puis les oncles, tantes et cousins jusqu'au 6e degré.

Quels droits paient un frère, une sœur, un neveu ou une nièce ?

Un frère ou une sœur bénéficie d'un abattement de 15 932 €, puis d'un taux de 35 % jusqu'à 24 430 € et de 45 % au-delà (CGI art. 779-IV et 777). Un neveu ou une nièce qui hérite de son propre chef a un abattement de 7 967 € et un taux de 55 % ; s'il vient par représentation d'un parent décédé, en présence d'au moins une autre souche, il partage l'abattement de 15 932 € et suit le barème des frères et sœurs. Un frère ou une sœur célibataire, veuf, divorcé ou séparé, âgé de plus de 50 ans ou infirme, et ayant vécu avec le défunt pendant les cinq années précédant le décès, est totalement exonéré (art. 796-0 ter) : cette exonération n'est pas calculée par l'outil.

Que reste-t-il aux enfants quand leurs deux parents décèdent ?

Au décès du premier parent, si l'autre parent est marié et garde l'usufruit, les enfants reçoivent la nue-propriété et paient des droits sur cette seule valeur (barème CGI art. 669), avec un abattement de 100 000 € chacun ; ce paiement peut être différé jusqu'à la fin de l'usufruit. Au décès du second parent, l'usufruit s'éteint sans nouveaux droits (CGI art. 1133) : les enfants récupèrent la pleine propriété des biens du premier parent. La succession du second parent est ensuite taxée à part, avec un nouvel abattement de 100 000 € par enfant, puisque l'abattement s'apprécie par parent. Si le conjoint a choisi un quart en pleine propriété, ce quart entre dans sa propre succession. Si les deux parents décèdent dans un même événement sans que l'ordre des décès puisse être établi, aucun n'hérite de l'autre et chaque succession va directement aux enfants (Code civil art. 725-1). Choisissez « L'enfant du défunt » en haut du simulateur pour chiffrer les deux étapes.

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Périmètre de ce simulateur. Il couvre une succession avec conjoint (marié, pacsé ou concubin) et/ou enfants, et, sans enfant, la dévolution aux parents, frères et sœurs, neveux et nièces par représentation, grands-parents ou collatéraux jusqu'au 6e degré. Il ne modélise pas la représentation d'un enfant prédécédé par des petits-enfants, la fente entre branches paternelle et maternelle, le droit de retour des frères et sœurs (Code civil art. 757-3), ni l'exonération des frères et sœurs vivant sous le même toit (CGI art. 796-0 ter). Les règles propres aux frères et sœurs, aux neveux et nièces et aux successions sans héritier proche sont détaillées dans trois guides. Pour savoir d'abord qui hérite et pour quelle part, l'outil qui hérite et à quelle part applique l'ordre légal des héritiers et renvoie ici avec la situation pré-remplie. Il suppose une succession sans contrat de mariage modifiant les règles légales et sans testament réduisant ou augmentant les parts légales (pour un partenaire pacsé, qui n'est pas héritier légal, l'outil suppose un testament lui attribuant la part d'un conjoint marié). Un concubin légataire en présence d'enfants (calcul de quotité disponible), une indivision conflictuelle ou une succession internationale ne sont pas couverts : consultez un notaire pour ces situations.
Barèmes vérifiés le 07/09/2026 sur service-public.gouv.fr (droits de succession, abattements), et sur le Code général des impôts pour l'usufruit (art. 669) et le Pacte Dutreil (art. 787 B/C, réforme entrée en vigueur le 21/02/2026). Déduction des dettes et des frais funéraires (art. 768 et 775), abattement de 20 % sur la résidence principale (art. 764 bis) et abattement handicap (art. 779-II) vérifiés le 14/09/2026 sur service-public.gouv.fr (F14198), le BOFiP (BOI-ENR-DMTG-10-40-20-10 et BOI-ENR-DMTG-10-50-20) et le Conseil supérieur du notariat. Ordre des héritiers sans enfant, barèmes des frères et sœurs, neveux et collatéraux et règles de représentation vérifiés le 14/09/2026 sur service-public.gouv.fr (F36739, F14198), paris.notaires.fr et le BOFiP (BOI-ENR-DMTG-10-50-20, BOI-ENR-DMTG-10-50-80). Extinction de l'usufruit sans droits au décès de l'usufruitier (CGI art. 1133) et décès simultanés (Code civil art. 725-1) pris en compte le 16/09/2026 pour la suite « au décès de votre autre parent ». Détail des sources et des formules : logique-calculs.txt ; méthode de vérification : Sources et méthodologie. Pour recouper un cas simple, un simulateur officiel existe sur service-public.gouv.fr (il couvre moins de situations que celui-ci). Ces résultats sont indicatifs et ne remplacent pas l'acte d'un notaire, obligatoire pour régler une succession réelle.

Rédigé et vérifié par Nathan Penin, éditeur de messuccessions.fr. Règles et barèmes recoupés sur au moins deux sources officielles (sources et méthodologie) · page mise à jour le 16/09/2026.